SAM

La langue des signes françaises pour communiquer avec les bébés ?
J’en avais entendu parlé lorsque Perlinette était petite. Main dans la main avec l’homme et le bébé sous le bras, nous nous étions lancés pour suivre un atelier, mais un peu tard. A 16 mois, la miss avait déjà une telle envie de parler que cela ne nous avait pas vraiment servi. Tout juste cela avait-il « décoincé » quelques situations de grande frustration lorsqu’elle n’arrivait pas à se faire comprendre. Mais c’est tout.

Alors je m’étais promis que si nous avions un deuxième, je m’y prendrais plus tôt. Ainsi, au 3 mois de Perlinou, nous avions déjà rejoint un nouvel atelier. Et quel bonheur, d’avoir vu mon bonhomme de 8 mois signer son premier mot : « musique » puis « entendre ». Car oui, notre petit rituel du matin, a été pendant un an -tant que je ne travaillais pas-, d’écouter tous les deux, lui lové dans mes bras, un morceau de musique classique. Surtout Mozart, mais pas que ! Il adore. Et aujourd’hui, c’est lui qui me demande régulièrement (grâce aux signes) de mettre un morceau. Depuis, il signe également qu’il veut téter, qu’il a faim, qu’il en a assez et qu’il veut passer à la compote, qu’il a sommeil, qu’il a soif ou envie d’un bisou, d’un câlin, qu’il veut prendre un bain, lire une histoire… Chaque nouveau signe est une intense émotion pour nous. Il communiquait déjà beaucoup avant les signes, mais désormais, nous le comprenons. C’est formidable ! D’autant plus formidable que nous avions cette fois-ci suivi les ateliers avec Perlinette et qu’ensemble, ils peuvent communiquer et s’exprimer dans une langue dont tous les deux possèdent les codes. Ca aussi, de les voir, ça n’a pas de prix.

Mais la langue des signes française adaptée aux bébés a aussi ses détracteurs. La réaction de la directrice de la crèche de Perlinette à l’époque m’avait soufflé : il faut que les enfants apprennent la frustration. Si la frustration fait effectivement partie de la vie, celle de ne pas se faire comprendre me paraît tout à fait inutile… Vous aimez, vous, ne pas vous faire comprendre ?! Et quel soulagement plaisir pour les parents quand un enfant remplace les pleurs (incompris la plupart du temps) par des signes. Nous y avons tous beaucoup gagné, nous sommes beaucoup plus sereins. Quand aux éventuels retards de langage, je vous rassure, il n’y a aucune crainte à avoir. Comme sa soeur, il n’a pas voulu de certains signes « encore », « papa », « maman » puisqu’il sait déjà les prononcer !

A Lyon, on trouve ces ateliers à la Maison de la Parentalité et de la Naissance. Ca doit bien exister aussi près de chez vous ? Et pour aller plus loin : Signe avec moi !

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