Catégorie : Perles positives

Se dire « oui »… 18 ans après !

Une invitation home made

Après 18 ans de Vie partagée, en petit comité, nous nous sommes dit « oui » il y a tout juste deux mois (déjà…).

Un mariage d’hiver, un soleil radieux, une belle salle des mariages, puis une vue à couper le souffle,
Des enfants radieux, et des convives heureux,
Une parenthèse enchantée, une petite bulle d’Amour toute douce, beaucoup de jolies paroles prononcées, de jolies cartes et de petits mots échangés,
Tout cet Amour donne un peu le vertige, mais ça regonfle à bloc aussi !
Et depuis, cela nous porte…  Merci infiniment pour tous vos témoignages (c’est promis, nous le fêterons ensemble bientôt 😉 ).

Si ce mariage ne change absolument rien, en fait il change absolument tout !!
Et il est une très belle occasion de rompre le silence sur le blog…
Un bon moyen également de boire des perles toute l’année,
D’autant qu’une crémaillère devrait bientôt se profiler…

Un immense  M E R C I  à la toujours aussi talentueuse photographe, mon amie Audrey Chanonat, qui a su capturer tant de moment volés au cours de cette journée.

« Nourrissons l’enthousiasme chez nos enfants ! »

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Il y a quelques semaines, j’ai réussi à traîner Monsieur Perle à une conférence : « Nourrissons l’enthousiasme chez nos enfants ». Dans la voiture, rapidement, après sa grosse journée de travail écourtée pour m’accorder ce plaisir à deux, il ressent tout de même le besoin de se mettre jour :
« On va voir qui aujourd’hui au fait ?
– André Stern mon chéri.
– … ? »

André Stern est auteur, conférencier, journaliste, musicien, compositeur, luthier, …Et il n’est jamais allé à l’école !
Pourtant André est le fils d’Arno du même nom, chercheur et pédagogue, cela ne s’invente pas. Ses parents ont préféré rompre avec certaines idées reçues. Sa mère écrit à ce propos : « L’école, dans sa rigidité structurelle, est gaspilleuse de la précieuse énergie des commencements. « Le moment d’enfance » est le capital naturel, mais irremplaçable, sur lequel se fonde la vie de chacun – a-t’on le droit de l’ignorer sans fin ? »

Je sens que je vais me régaler…

En effet, la conférence commence et André Stern attaque directement dans le vif du sujet :

« Que fait un enfant quand on le laisse tranquille, s’il en a le temps et l’espace ? Oui, il joue.  »
On sait que le jeu est l’outil d’apprentissage le plus adapté. Regardons la période de la vie où nous apprenons le plus, cette période où la rapidité d’apprentissage est fulgurante… Il n’y a rien de mieux que de J O U E R pour apprendre.

La question qui découle de ce constat est simple : pourquoi nous acharnons-nous à interrompre les enfants quand ils jouent ? La réponse est tout aussi simple. Je vous la fais courte ici : Notre système éducatif, sociétal, a tellement réussi à dévaluer cette activité que nous n’en voulons plus…
Pourtant, apprendre, jouer, vivre sont des synonymes pour l’enfant. Et nous avons réussi à les opposer sous le spectre du sérieux.
J’ai beaucoup aimé l’idée de « consanguinité intellectuelle » pratiquée par le monde adulte, qui nous empêche de jouer et donc d’apprendre aussi bien qu’un enfant peut le faire.

Mais revenons à nos moutons. Nous venions de voir qu’apprendre, jouer et vivre étaient synonymes. Alors que se passe-t’il donc dans la tête d’un enfant auquel on demande de s’arrêter de jouer pour… apprendre ?!
Et bien cela lui fait le même effet que si l’on vous demande de respirer sans prendre d’air…
Belle injonction paradoxale, non ?!
Or l’enfant ne remettra pas en question l’adulte, il pensera que c’est lui qui a un problème.

Nous savons bien, on s’en doutait mais c’est désormais prouvé scientifiquement, notre cerveau se développe là où nous l’utilisons avec enthousiasme. L’enthousiasme est notre meilleur engrais cérébral : pour que les apprentissages soient durables, il faut que les centres émotionnels soient activés. Voyez un peu, il a été mesuré que les enfants de 2-3 ans vivent des tempêtes cérébrales toutes les deux à trois minutes. Les enfants baignent du matin au soir dans l’enthousiasme, ce formidable engrais…
Il a été mesuré la même chose chez les adultes, il s’agit d’une moyenne mondiale certes, mais figurez vous qu’un adulte s’enthousiasme …deux à trois fois par an… !!! Cherchez l’erreur !

Il n’y a donc d’apprentissage durable que s’il y a activation des centres émotionnels.
Pourtant, notre société accepte que l’on oublie en moyenne 83% de ce que l’on a appris à l’école…!!
Pourtant, lorsqu’apprendre est un effet secondaire, on ne se rend même pas compte de l’effort…
Cherchez encore l’erreur !

Pour André Stern, il est temps de revoir notre attitude face à l’enfance, cette attitude qui nous empêche de nous enthousiasmer nous-même, sous couvert des codes génétiques moraux régissant notre société. Trouvons une nouvelle attitude face à l’enfant.
Les adultes sont persuadés que leur mission est d’éduquer l’enfant. Inversons la question : Que pourrais-je apprendre de l’enfant ?

Notre conférencier, mi-séducteur mi-provocateur, vise juste et s’amuse.
Vous conviendrez qu’une phrase comme « Les enfants ont besoin de limites » fait consensus en société, dans le monde de l’éducation ou celui de la famille.
Pourtant, changeons un seul mot de cette phrase, et voyons comme elle en devient choquante : « Les femmes, les noirs, les homos, etc. ont besoin de limites ».
Il nous bouscule l’André ! Il nous incite à reléguer nos vieilles croyances un peu poussiéreuses et bien trop rigides au grenier. Il nous apporte des évidences, et pourtant… qu’en avons-nous fait de ces évidences ? Il nous invite à réfléchir, à retrouver l’enfant qui est en nous, à sortir de cette inhibition institutionnelle qui arrange bien tout le monde.

Tout repose sur la C O N F I A N C E , celle que nos parents ne nous ont pas accordée ou pas transmise, celle que l’on ne se fait pas, ou plus, celle que l’on n’accorde pas à nos propres enfants puisque nous n’en avons plus nous-même.
Retrouvons cette confiance !

R A V I E , rassérénée par la soirée que je viens de passer, par tout ce que je viens d’entendre, je n’en demandais pas autant, même Monsieur Perle est conquis (c’est dire 😉 !!). Tout va bien, il n’est pas allé à l’école mais il est normal, ce n’est pas un sauvage sorti de sa campagne, analphabète et asocial… Alors, ouf, il peut  être crédible !

André Stern termine par cette autre évidence : « Il n’y aura pas de paix sur terre tant que notre attitude vis-à-vis de l’enfance ne changera pas. » Ca aussi, cela devrait faire consensus. Et pourtant, pourtant…

Kids time

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J’ai longtemps hésité, peur de la tonne de boulot qui m’attend à mon retour, mais comme j’ai bien fait !
Je savoure encore les quelques heures qu’il me reste avant la rentrée.
Le concept du « me-time » c’est d’être en vacances sans partir, en ne s’occupant que de soi, et en vivant les choses comme elles viennent. Mon kids-time est une version du me-time, consacrée aux enfants certes, mais à nous tous plus largement, « us-time » pourrait-on dire ? Alors, c’est sûr, je ne m’occupe pas de moi. Mais quel bonheur de les regarder.
Avoir le temps, sans courir, sans les presser…
Avoir le temps de jouer (cela peut paraître idiot, mais finalement, est-ce si simple de ne pas interrompre un enfant qui joue…?), alors profitons-en,
Prendre le temps de lire, et relire des piles de livres,
Prendre le temps de jouer, et de partager ce qu’ils aiment eux, de leur faire visiter ce qu’ils aiment eux (évidemment, je ne serai jamais allée visiter seule la Caserne des pompiers du 9ème arrondissement, alors que c’est actuellement la Biennale d’Art Contemporain et que je n’y ai pas encore mis les pieds…), de bricoler, dessiner, peindre comme eux l’imaginent, de fabriquer des livres avec des histoires à eux, …

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Prendre le temps de recevoir nos amis ardéchois le temps d’un week-end,
Prendre le temps de faire découvrir les nouveautés et de redécouvrir à mon tour notre (toujours) si jolie ville,

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Prendre le temps de ballades « cousinales » ou familiales au milieu des veilles pierres de Vienne la Romaine ou de notre Capitale des Gaules,

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Recharger les batteries, prendre du recul sur notre quotidien un peu dingue, changer mon angle de vue pour réfléchir à de nouvelles idées, de nouveaux projets,

Et toujours, rester attentive aux petits bonheurs quotidiens, ceux qui donnent cette saveur si particulière à la vie. Ce sont pour cette semaine des petites attentions, des hasards, une météo clémente, des couleurs automnales flamboyantes, des étapes importantes, des petits moments, des partages, des retrouvailles, des lettres reçues,
Pour tout cela : MERCI !

…Et merci pour ce petit coeur de beurre trouvé un matin au petit-déjeuner !!

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Le Power Patate Tour à Lyon

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J’ai découvert la psychologie positive en ce début d’année 2015. Un peu par hasard en fait. Sur une aire d’autoroute, dans la boutique de la station (comme quoi, entre Playboy et les modèles de points de croix, on peut trouver son bonheur…!). Alors que nous partions en famille quelques jours, je m’aperçois, oh malheur, que je n’ai pas emporté mon bouquin du moment. Qu’à cela ne tienne, tiens, cette couverture (3 kifs par jours) a l’air sympa. J’avais repéré le titre à sa sortie, sans plus. Mais là, on peut dire que je suis littéralement tombée dedans ! Une formidable porte d’entrée qui m’a réellement donnée envie d’approfondir, de prolonger la découverte et le plaisir en allant plus loin. Je pense que je n’en ai pas terminé avec cette découverte !

Ca arrive à point nommé pour moi, une chance, un cadeau, la Providence ou Sérendipité, c’est selon.

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C’est donc tout naturellement qu’hier j’ai eu envie d’aller écouter la talentueuse, délicieuse et fabuleuse Florence Servan-Schreiber, auteur du titre sus-mentionné ainsi que de Power Patate. Soirée poursuivie en participant à son atelier aujourd’hui. Je vous propose aujourd’hui un début de résumé de l’atelier. Je complèterai bientôt et je reviendrai aussi sur la conférence d’hier.

Savoir détecter ses super pouvoirs !
Tout un programme en somme, peut-être bien celui d’une vie ?

Pour résumer rapidement (très, trop rapidement), la psychologie positive est une discipline très récente, qui a été développée suite à la constatation suivante : « la psychologie est malade de sa recherche ». On trouve une kyrielle de recherches et d’articles sur nos maux de l’âme et sur les pathologies psychiques, quelles qu’elles soient. A l’inverse il n’existe pas d’étude expliquant pourquoi on va bien et comment on fait pour aller bien, bref aucune recherche de « psychologie préventive ».

Les pères de la psychologie positive (Seligman, Peterson, Myers) ont mis en évidence 24 forces de caractères reconnues pour être universelles.
Pour connaître l’ordre des vôtres, vous pouvez faire le test sur le site viacharachter.org, vous entrez et choisissez votre langue ensuite.

Pourquoi est-il très utile de connaître nos forces de caractère ? C’est avec nos cinq premières que nous allons vivre le meilleur de notre vie. C’est quand nos forces de caractère les plus prégnantes peuvent être exprimées que nous nous sentons vivants, que nous nous sentons vibrer, que nous nous sentons à notre place. Les connaître nous aide aussi à nous comprendre, à comprendre notre fonctionnement et cela nous permet de nous en servir pour arriver à nos objectifs. Appuyons-nous donc sur elles et nous serons plus heureux !

L’idée développée par Florence Servan-Schreiber est que cela nous prendrait trop de temps et d’énergie de corriger nos défauts. Alors autant nous servir de ce qui fonctionne bien chez nous et de nos forces. C’est beaucoup plus simple, cela nous demande moins d’énergie et nous sommes beaucoup plus vrai. Les super pouvoirs, c’est se servir de nos qualités. Nous développons une énergie particulière quand on ne voit pas l’effort ! Le moyen le plus court d’arriver à nos objectifs, c’est de le faire avec nos premières forces de caractère. Cela paraît logique, encore fallait-il y penser et encore faut-il veiller à ne pas nous comparer avec ce/ceux que nous ne sommes pas…

Merci Florence pour ces instants de bonheur partagés !
Vivement les prochains ateliers lyonnais !